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Jour 11 : Russvatnet – Vesslglupen en Aller retour – 40km

En établissant le camp ici, nous n’avions en réalité plus l’intention de le bouger jusqu’à la fin du raid. Il nous faudrait franchir un nouveau col à 1700m, et avec les pulkas nous avons notre quota de dénivelé allons nous dire ! Et puis on est bien ici, non ?

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Nous décidons d’explorer les environs chacun de notre côté. Pour ma part, je vais repèrer vers le Nord pour rejoindre le refuge de Glitterheim, et puis de là l’Est pour retrouver le magnifique endroit où j’avais bivouaquer l’été. Je rejoins aprroximativement le lieu de bivouac, je reconnais les crevasses du glacier de Veobrean. Mais le mauvais temps arrive par l’ouest encore une fois : la séparation est très claire entre d’un côté le soleil encore radieux, et de l’autre le chaos sombre et tempêtueux. Je fais une pause déjeuner à cette limite, profitant du spectacle, et tellement heureux de pouvoir être ici !

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Je croiserai une famille de norvégiens faisant leur petite virée de weekend : les deux filles de 12 ans appliquent parfaitement l’idée que l’on avait eu avec JF : kite avec bâche de tente. Et sans pulka, elles vont vite les petites ! Derrière la maman fait du ski-joering tractée par son chien, et plus loin le papa s’occupe de la pulka. La routine quoi !

Pour finir la journée, notre routine à nous : l’apéro à la gentiane et charcuterie jurassienne :

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Jour 12 : Igloo !

Etant donné qu’au dernières nouvelles météo il est prévu un excellente journée pour demain, le dernier jour du raid, nous voulons nous reposer un peu aujourd’hui… mais pas ne rien faire pour autant. Pourquoi ne pas faire un igloo ? Aller au boulot !

JF se mettra au découpage des briques, et moi au milieu de l’igloo au placement et consolidation.

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Encore un beau petit couché de soleil dans la lumière décidément TRES changeante de la Norvège :

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Nous sommes prêts pour une bonne nuit dans l’igloo ! Alors que le vent en rafale se déchaine à l’extérieur, il règne à l’intérieur un calme incroyable ! Nous apprécions après toutes ces nuits où la toile de tente a été secouée dans tous les sens.

 

Jour 13 : Au sommet du Glittertind, puis retour Gjendesheim

Après l’excellente nuit dans l’igloo, nous sommes plein d’énergie pour cette dernière journée du raid. Nous tentons l’ascension du Glittertind, devenu deuxième plus haut sommet de Norvège depuis que sa calotte de glace a un peu fondu.

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Nous croisons un lagopède curieux :

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Le décor est bel et bien alpin dans le Jotunheimen :
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Nous ne sommes pas seuls en cette journée exceptionnelle, sur le sommet du Glittertind. Plusieurs Norvégiens font l’ascension, avec tous genres de matériels : de la famille en ski de fond, aux jeunes et moins jeunes en ski de rando alpine fat (très large), au papy surfeur monté en raquette. Tout le monde profite de ce jour !

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Nous sommes complètement entourés de montagnes et de blanc, à perte de vue : ici le massif de Rondane (si je ne me trompe) à quelques 60km à l’Est.

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A la descente, il faut se rendre à l’évidence : les Norvégiens ont un niveau exceptionnel en ski : ils descendent dans la poudreuse avec leurs skis de fond, en virage télémark (talon libre) avec une fluidité incroyable ! Une leçon pour nous certes, mais le plaisir est bien là…

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Nous reviendrons au camp vers 17h pour reprendre les pulkas, puis faire route vers Gjendesheim. Nous ferons un dernier bivouac à 4km du point final du raid, pour prendre un taxi puis bus le lendemain matin.
Cette  magnifique journée nous aura comblés, on ne pouvait espérer mieux comme fin ! Mais cette vue au sommet du Glittertind nous a juste fait réaliser tous les kilomètres à découvrir dans ce pays de montagnes …

 

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5 Comments

  1. Alain Paré

    Très joli recit et belles photos de cette Norvége que l’on aime tant !
    On a fait plusieurs fois le Hardangervidda et skarvheimen avec des pulkas.On la connait aussi en voilier.
    qu’en pensez vous pour faire le même trajet avec des kites,un peu compliqué,vent trop violent etc..?
    bravo pour le partage de votre rando!
    Alain

    • Guillaume

      Bonjour Alain,
      je n’ai pas (encore) d’expérience en kite, mais nous nous sommes dit plusieurs fois dans le Skarvheimen qu’une voile aurait été bienvenue. Une condition je pense, de faire le parcours du sud vers le nord : on a ainsi le vent la majeur partie du temps dans le dos.
      Les endroits où la pente est trop importante pour kite+pulka sont nombreux, mais finalement on passe une grande majorité du temps sur des pentes faibles, les traversées de lac sont nombreuses…
      Ce serait à refaire je prendrai une voile (ou 2) sans hésiter !
      Pour le Hardanger, la question ne se pose même pas : c’est le paradis du kite.
      Pour le Jottunheimen, les fonds de vallées sont larges et plats, donc si on a le vent dans le bon sens…
      Concernant la puissance du vent, il me paraissait plutôt bien pour le kite pour une majorité des jours que l’on a eu, même si je n’ai pas de chiffres à donner.

      Dans tous les cas, bon vent !

      Guillaume

  2. Bonsoir,
    Une petite question… Lorsque vous dites : « A la descente, il faut se rendre à l’évidence : les Norvégiens ont un niveau exceptionnel en ski : ils descendent dans la poudreuse avec leurs skis de fond, en virage télémark (talon libre) avec une fluidité incroyable ! « . serait-il possible d’avoir quelques précision sur le matos utilisé ? Vrai ski de fond ou ski de rando nordique, avec chaussure en cuir ou en plastique ?
    Je suis curieux de la limité de skiabilité d’une chaussure en cuir norme 75mm avec des ski à écailles pas trop fin…
    Merci
    Fred

    • Guillaume

      Bonjour !
      Nous avons croisé de tout au sommet ce jour là : des enfants d’une douzaine d’années en skis de fond véritable, des telemarks en chaussures plastiques rigides, des SRN en scarpa T4, et également cuir. Des split boards aussi…
      Ce qui m’impressionnait le plus c’était évidemment ceux en ski de fond : il y avait du classique à écaille, mais aussi des skating avec des micro peaux, apparemment populaire là-bas ! Et tous descendaient vraiment bien dans la poudre légère avec leurs skis étroits…
      Moi j’était en cuir (scrispi svartissen 75mm), mais je ne maîtrise pas tout à fait le virage télémark pour être honnête (comparé aux norvégiens) !
      Mon coéquipier de Terre de Baffin, avec le même matériel, se débrouille très honnêtement dans ce type de neige. Question de pratique !
      Je pense qu’avec une bonne technique et équilibre, on peut faire beaucoup dans la poudre légère. Dans les autres neiges c’est autre chose…
      Guillaume

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